10 novembre 2009
CAFARD COSMIQUE
J'apprends aujourd'hui le décès de Pierre Bottero, le papa d'Ewilan. 45 ans, bordel ! Je suis atterré, comme tout le monde ; je pense à sa famille et à ses proches...
06 novembre 2009
En cas de fin du monde, la FNAC ne rembourse pas vos billets ("We were warned")
Je réserve ce matin des places pour le concert « John Williams » à la salle Pleyel, le 10 janvier prochain (depuis le temps que mes filles fredonnent « duel of the fates » et la Marche Impériale dans la voiture, ça devrait leur faire plaisir)… J’aime beaucoup les clauses de l’assurance proposée conjointement à l’achat des billets. Mon « exclusion de garantie » préférée :
· Accidents résultant de la désintégration du noyau atomique ou
occasionnés par des tremblements de terre, éruptions
volcaniques ou tout autre cataclysme.
J’imagine tout à fait la terre qui s’ouvre, façon Roland Emmerich, les jets de lave en fusion qui jaillissent tels de puissants poings de flammes, les buildings qui s’écroulent, pathétiques symboles de l’arrogance humaine… et, au milieu de tout ça, un type qui tambourine aux portes de la Fnac en criant « Remboursez-moi !!! »…
04 novembre 2009
Vu
CLONES, de Jonathan Mostow
Un monde futuriste. Des androïdes/avatars (inexplicablement traduits « clones » en français ?!?) version Ken/Barbie dirigés via le cerveau de leur propriétaire… On voit tout de suite poindre une critique de la « virtualisation » des rapports humains (« Second life », etc.). Que choisir entre une vie dorée par procuration et une, plus médiocre, aléatoire, mais bien réelle ? Le sujet est riche mais le film ne fait que l’effleurer au profit d’une enquête policière assez passe-partout et cousue de fil blanc (sans trop vous dévoiler de choses, ces choses là finissent TOUJOURS par aboutir au créateur/démiurge/big boss à l’origine de la technologie « révolutionnaire » critiquée dans le scénario ; cela semble être une figure imposée du genre). Au final, l’intrigue qui aurait pu atteindre les hautes sphères d’un BLADE RUNNER ou d’un MINORITY REPORT, se cantonne au niveau d’un I ROBOT de base, c’est-à-dire un divertissement ni catastrophique ni vraiment enthousiasmant. Un exemple de lourdeur qui aurait pu être évité : le « ghost » du héros. Qu’est-ce qu’un « ghost » ? Très simple, il s’agit de l’évènement traumatique qui hante votre personnage au début du film. Parfois, le « ghost » sert de prologue : VERTIGO, où James Stewart développe une phobie couplée à un sentiment de culpabilité suite à la chute d’un collègue policier. Le « ghost » est souvent lié à la disparition d’un proche, d'un être cher : parents (le papa de l’héroïne emporté par une tornade dans TWISTER), conjoint(e) (la femme de Pierce Brosnan tuée par un volcan dans LE PIC DE DANTE… décidément, la nature est méchante !), mon poisson rouge Blouc-Blouc, prématurément décédé quand j’avais dix ans, mais je m’égare… Dans le présent film, Bruce Willis a perdu son fils. Spielberg nous avait déjà fait le coup avec MINORITY REPORT mais, dans cet exemple précis, le « ghost » de Tom Cruise résonnait parfaitement avec la thématique mise en place : un tout sécuritaire liberticide est-il le prix à payer pour en finir avec la violence urbaine en général et les enlèvements d’enfants en particulier ? En voilà un dilemme qu’il est bon. Ici, isolé du thème, le « ghost » apparaît plaqué, donc plus artificiel et donc nettement moins fort. Un détail parmi tant d’autres…
Bon, j’arrête de parler cinéma. Prochain post dévolu aux deux mamelles fondatrices de ce blog : les livres et le boulot. Promis !
31 octobre 2009
A éviter...
CINEMAN, de Yann Moix
Après un premier film qui pouvait encore faire à peu près illusion (grâce à Poelvoorde), la baudruche Yann Moix-réalisateur se dégonfle avec ce « Cinéman » raté à tous les niveaux.
Par charité chrétienne, on passera sur la qualité plus qu’approximative de la post-synchronisation (à côté, le doublage des hamsters de « Mission G » est un monument de réalisme)… Difficile de faire l’impasse, par contre, sur le jeu insupportablement cabotin de Franck Dubosc. On frémit d’horreur rétrospective lorsqu’on apprend, au détour d’une interview, que le metteur en scène a demandé à son acteur principal de ne pas dépasser le niveau 5 sur une échelle de 1 à 10 graduant la lourdeur de ses effets. Le personnage est par ailleurs bancal, mal construit : prof étriqué, coincé, mais en même temps dragueur hâbleur, cynique avec les ouvriers de chantier (qu’il traite de Playmobils, sans doute la meilleure réplique du film) comme avec ses élèves. Bizarre.
Une fois intégré dans les films (l’idée bulldozer de ce nanar), Dubosc continue son numéro sur le même registre, comme si l’aventure n’avait aucun impact sur lui. Moix aurait été bien inspiré de (re)visionner LE MAGNIFIQUE où le contraste Bébel-écrivain raté/ Bob Sinclar-flamboyant donnait toute sa saveur au personnage. Ce manque de contraste se retrouve également dans les deux univers mis en opposition. La logique aurait voulu une réalité grise et terne pour marquer le décalage avec le monde du cinéma : or, nous voilà dans un lycée design et bigarré, puis dans l’appartement du héros, simili-jungle (voir la photo) envahie de plantes grimpantes avec (je vous jure sur la tête de mes enfants que je n’exagère pas) des grappes de félins miauleurs (correctement postsynchronisés, eux) tombant du plafond… Bref, n’importe quoi. Le reste s’apparente à une suite de saynètes épisodiques mises bout à bout sans aucun sens de la logique ni de la progression dramatique (interne ou globale), sketches semblant n’avoir pour but que de satisfaire l’envie moixienne de recréer TARZAN, TAXI DRIVER ou encore BARRY LYNDON. On signalera l’absence notable de Max Pécas dans cette galerie d’hommages. L’auteur de DEUX ENFOIRES A ST TROPEZ semble pourtant avoir fortement influencé Moix…
Niveau lectures, je suis en pleine phase d’immersion zombie avec trois livres : un panorama (« Zombies » de Julien Bétan et Raphaël Colson), une fiction (« World war Z » de Max Brooks) et un essai (« Politique des zombies », collectif dirigé par JB Thoret). J’aime beaucoup, dans ce dernier, l’interview de Romero où, après avoir évoqué pendant quelques pages les dimensions symbolico-allégoriques de ses scripts, il confie, avec une rafraîchissante sincérité : « Et puis, vous savez, j’aime bien faire mordre les gens ».
Donc voilà mon horizon littéraire actuel, un « horizon de cendres » pour reprendre un titre d’Andrevon. De là à imaginer que je suis en train de réfléchir à une histoire impliquant des morts-vivants, il n’y a qu’un pas, que je vous laisse allègrement franchir, amis lecteurs assidus de ce blog. Le genre ayant déjà été bien balisé par des gens pas idiots et non dénués de talent, toute la difficulté consiste bien sûr à arriver avec un angle d’attaque original.
Et si c’était l’histoire d’un type qui se retrouve projeté dans un film de zombies ? Oups, ok, je sors…
23 octobre 2009
A VOIR D'URGENCE...
FUNNY PEOPLE, de Judd Apatow
Un film drôle sur des gens drôles (dans le milieu du "stand up") mais aussi très émouvant. Courez-y, sauf si vous êtes allergique au mot "dick" (pas le diminutif de Richard, l'autre) prononcé à peu près 350 fois en 2h20.
Comme 99% du public français, j'avais l'habitude de bouder les films d'Adam Sandler mais je découvre à cette occasion un acteur épatant !
Côté télé, je suis plongé dans saison 6 de "Dr House". La structure interne des scripts est vraiment bluffante : de la haute-couture scénaristique. Je tenterai d'en disséquer un, un de ces quatre...
21 octobre 2009
On parle de moi...
(Diable, deux posts en deux jours, après plus de trois mois d'abstinence, on frôle la surchauffe !)
20 octobre 2009
De retour, enfin !
En ce qui me concerne, l’été a donc été pourri comme prévu. Donc, ça, c’est fait.
Côté cinéma, j’ai vu plein de films : un écureuil préhistorique en 3D, un nazi polyglotte, un petit beur qui parle corse, un vendeur de tracteur homosexuel albigeois (si, si), des crevettes de l’espace, une non-histoire d’amour qui dure 500 jours, une histoire d’amitié en pâte à modeler… Dans l’ensemble, j’ai aimé. Je préfère jeter un voile pudique sur cette histoire de cochons d'Inde agents secrets dans laquelle mes enfants m'ont entraîné...
Côté écriture, un été placé sous le signe des corrections (mes futurs « Royaumes perdus » et « Rendez-vous ailleurs ») avec, tout de même, un peu de rédaction (deux « Cartouche » et la suite de la saga « Pocket Jeunesse » coécrite avec l’ami Stef)…
Côté lectures : de la doc, encore de la doc, et l’excellent « Kraven » de l’ami Mauméjean (tout ouvrage comportant la réplique « ça va être un putain de Fort Alamo » se hisse instantanément très haut dans mon panthéon personnel).
Côté salons, je reviens de l’enthousiasmant SCIENTILIVRE, à Labège, avec tout plein de joyeux camarades dedans (voir la photo ci-dessous où je bosse pendant que Nathalie Le Gendre somnole) et quelques belles rencontres…
Pour finir, parce que vous avez été sages et avez patienté longtemps, voici la future couv’ de la réédition en poche du COMMANDO DES IMMORTELS, à paraître au printemps prochain.

J’essaierai de vous donner de mes nouvelles avant les six prochains mois...
30 juin 2009
hibernation d'été
Depuis trois ans, j'ai pris l'habitude de foirer mes étés. C'est ainsi. Et celui qui s'annonce semble bien parti pour s'inscrire en lettres d'or dans cette tradition.
Ceci étant dit, je souhaite d'excellentes vacances à ceux qui partent, du courage à ceux qui restent, et, à tous, la perspective de dévorer quelques bons livres les doigts de pied en éventail au bord d'une piscine...
On se retrouve à la rentrée,
C.L.
27 juin 2009
Pot pas pourri
Hier, anniversaire Bifrost/ActuSF...
Veni, vidi quatre pintes, vici les amis.
C'était sympa.
21 juin 2009
Séries du moment (à mon goût à moi qui est le mien)
MAD MEN
Imaginez un peu ça : un monde d’hommes, des vrais, qui fument, boivent, ont des mâchoires carrées et considèrent les femmes (leurs subalternes) comme de pauvres petites choses vulnérables, des espèces de lémuriens arboricoles perdus au pays des dinosaures géants… Ils ont tout pour être heureux, nos maîtres du monde. Ils ont contribué au « baby-boom » post-seconde guerre mondiale. La société de consommation prend son essor. Le génie magique de la télécommande leur permet d’ouvrir à distance la porte du garage. Et pourtant, le malaise est là, grandissant.
Rien n’est dit, tout est suggéré ; ça avance à deux à l’heure. Et c’est passionnant.
A noter, le superbe générique, sorte de croisement entre le « Vertigo » made in Saul Bass et le plus récent « Catch me if you can »…
BREAKING BAD
Il y a des séries où la mayonnaise pue dès la saison 2 (« Heroes », pour n’en citer qu’une) et d’autres qui prennent leur vitesse de croisière, voire atteignent des sommets (« Dexter »). BB fait partie de cette seconde catégorie. Les personnages sont de plus en plus attachants. Ils ont le chic pour s’enferrer dans situations de plus en plus inextricables (l’épisode de la panne de batterie en plein désert est un monument du genre). L’autre nuit, j’ai fait un rêve horrible : TF1 envisageait un remake, à la française, avec Pierre-Loup Rajot dans le rôle du père de famille et Julien Doré dans celui du petit jeune. Dieu merci, ce n’était qu’un cauchemar…
LIE TO ME
Le principe est marrant : votre corps parle pour vous ; votre visage aussi. Le héros – anthropologue armé d’une grille de lecture apparemment infaillible glanée aux quatre coins du monde – aide les enquêteurs qui ont des doutes sur l’efficacité de leur détecteur de mensonges. Il sait si les gens racontent des bobards… mais il y ignore leurs motivations, et c’est là que ça devient intéressant : fausse piste 1, fausse piste 2 (coupure pub), fausse piste 3 qui n’en n’est pas une avec retour sur la fausse piste 1 qui finalement dénoue tout. Les intrigues sont bien ficelées, à la « House » (cheminement délicieusement tortueux dans les deux cas, même si le présent personnage principal, le charismatique Tim Roth, n’a pas encore la dimension d’un Hugh Laurie). Les seconds rôles sont bons, notamment un assistant qui dit toujours TOUT ce qu’il pense. Trois épisodes visionnés. Je ne sais pas si ça tiendra la route au bout du compte, mais so far so good.
Et puis TRUE BLOOD est de retour, joie et bonheur dans mon cœur…




