28 mai 2009
Lu, vu, bu...
LU :
CE LIVRE VA VOUS SAUVER LA VIE, de A. M. Homes
Un riche quinquagénaire californien découvre, un matin, un trou dans son jardin, vivante matérialisation de la dépression qui semble le guetter. Tout en cherchant un sens à sa vie, notre héros va rencontrer un vendeur de donuts iranien, une « desperate » mère au foyer, un écrivain beatnik, une star qui pilote son propre hélico, un cheval, un chien… Accessoirement, il va essayer de renouer le dialogue avec son fils homosexuel.
Typiquement un récit pour lequel les recettes du « divertissement efficace » n’auraient aucun intérêt (je rebondis sur le débat de la semaine dernière, hé hé). C’est une chronique, une tranche de vie, drôle, tendre, touchante, décousue, imprévisible, une sorte d’ovni à la « Big Lebovski », des frères Coen. Le revers de la médaille, c’est que l’usage systématisé de l’insolite, du saugrenu, peut aussi faire « recette », « ficelle », à la longue. Un très bon moment de lecture néanmoins.
VU :
STAR TREK, de J. J. Abrahams
Le principe du « retour aux origines » ayant plutôt bien fonctionné pour les franchises « James Bond » et « Batman », les producteurs de Star Trek ont décidé de s’engager dans cette voie. Le point de départ est malin puisque nous sommes ici dans une « prequel » prenant la forme d’une pirouette uchronique. La création d’un univers alterné permet alors quelques variations sur des personnages oh combien iconiques et balisés. Bon, voilà, cela étant dit, ne vous attendez pas à des choses follement révolutionnaires. La réalisation est assez impersonnelle. Les gentils gagnent à la fin. Des planètes explosent (deux, au total) sans que cela ne nous émeuve beaucoup. La flotte confédérée semble composée exclusivement de « senior officers » et de jeunes stagiaires (les seconds prenant le commandement des vaisseaux dès que les premiers sont hors service). On passera sur les facilités scénaristiques du genre « Kirk atterrit en catastrophe sur un monde de glace où Spock était lui-même déjà exilé (l’univers est petit), planète abritant également le mécanicien Scotty (l’univers est vraiment très, très petit) »… Et malgré tout ça, on ne passe pas un (trop) mauvais moment. Pourquoi ? Mystère. Quelques embryons de pistes, néanmoins : les personnages existent ; il y a un côté « buddy-movie » plutôt sympa dans la relation Kirk/Spock, un ton décontracté, presque « comédie », assez rafraîchissant quand on songe à l’ambiance habituellement militaro-cul serré des STAR TREK… Un honnête blockbuster, donc, sans plus.
BU :
Deux bières Asaichi au OKY SUSHI, mon restaurant japonais préféré. Très bonnes ; merci.
Commentaires
Non !
Je me suis ennuyé (presque) du début jusqu'à la fin. Tout était cousu de fil blanc et les nouveaux acteurs ne risquent pas de faire oublier les originaux !
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=460517&pid=13882897
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :